Textes sur ma peinture…

Démarche artistique (avril 2019)

Peintre autodidacte, je suis une amoureuse des couleurs, depuis toute petite. C’est le point commun à mes différentes périodes de peinture, depuis mes débuts en 1996.

Aujourd’hui, ma peinture est faite d’assemblage. Je débute toujours mes peintures par coller les chapeaux de mes futurs personnages : je recycle des peintures ou gravures sur papier. Ensuite je dessine les personnages et je commence à peindre l’ensemble de la toile (acrylique). Parfois je rajoute de la craie, des empreintes, etc.

Cet assemblage « dessin-peinture » produit un décalage dans le traitement pictural et une atmosphère particulière s’en dégage. Le paysage est statique,  alors que les personnages sont vivants, portés par le calme du cadre naturel. A chacun son chemin !

Ce décalage provoque une interrogation : les personnages interpellent. En tout cas, ils ne laissent jamais indifférents : ils interrogent le fond des âmes, l’intériorité de chacun, la gravité, la solitude… Plusieurs lectures sont possibles : en tant que regardeurs, nous pouvons « simplement » nous laisser porter par les couleurs, les contrastes visages / corps / paysages, ou plonger dans l’expression de chaque personnage et nous confronter à la fois à ce qu’il nous renvoie et à ce qu’il absorbe de nous. 

Les portraits que je peins, toujours imaginaires, sont les reflets de ma poésie, d’une humanité variée, belle, surprenante et surtout tellement attachante… sans doute celle que j’ai rencontrée. Dans ma peinture, le temps ne compte pas : seul importe le lien aux autres. Ces portraits nous renvoient avec force et calme à notre rapport au monde et notre propre place, aux autres, à nos différences. Ils nous questionnent sur la vie, sa permanence / son impermanence, sur l’énergie fantastique qui nous fait tous cheminer.

Texte de Didier Chauvin                                     juin 2015

Si la peinture est mystérieuse – puisque c’est une image qui pose une question, qui interroge, sans relâche – aucune équivoque n’est possible : le travail de Aube VRBICA en relève véritablement. Il s’agit, en plus d’une émotion ressentie parfois vivement, de façon si aiguë, saisie instantanément, en polychromie (et quelle symphonie de couleurs !), d’une invitation à une quête permanente orientée inlassablement vers l’identité… Tour à tour remplis de stupéfaction mêlée d’hésitation ou de gaie résolution, mais jamais d’indifférence, de regards si évocateurs et sensibles, de chevelures surprenantes autant que foisonnantes, de contours vagues ou précis, ces portraits ont bien un dénominateur commun : le BEAU. Si la bouche et les lèvres, tant prononcées qu’elles en deviennent inévitables, esquissent tantôt un sourire, tantôt la marque d’une perplexité voire d’une inquiétude, que dire des yeux et du regard qu’ils composent ? Le nôtre est aimanté de façon irrésistible : littéralement subjugué qu’il est, par ces yeux immenses, attirants par leur ampleur, autant que mystérieux. Avec le visage aucune tromperie ni esquive possibles, pas d’illusion susceptible de faire écran au réel, de le masquer ; bien au contraire : toute tentative de duperie s’en trouve non seulement empêchée, entravée mais vaine et interdite. Le visage ne parviendra jamais à tromper celle ou celui qui prend le temps de s’y attarder.   « Le visage est signification, et signification sans contexte. Je veux dire qu’autrui dans la rectitude de son visage, n’est pas un personnage dans son contexte. D’ordinaire, on est un personnage, on est un professeur à la Sorbonne, vice-président du Conseil d’état, fils d’untel, tout ce qui est dans le passeport, la manière de se vêtir, de se présenter. (…) Ici, au contraire, le visage est sens à lui seul. Toi, c’est toi. » Emmanuel Lévinas – Ethique et Infini. (1982)

2013  –    Est-ce  le  printemps  pointant  son  nez   qui  m’a  fait  passer  à  la  peinture  abstraite  après  des  œuvres  singulières  ?  Je  n’ai  pas  la  réponse.  En  tout  cas,  j’ai  fait  ce  pas,  sans  me  perdre.  Ainsi  je  raconte  toujours  des  histoires  dans  des  univers  aux  passages  à  la  fois  énigmatiques  et  énergiques.  Signes,  traces,  griffures  deviennent  mes  secrets  sensibles.  Avec  des  couleurs,  des  matières,  des  rythmes,  des  contrastes,  j’invite  le  « regardeur »  à  voyager,  à  rêver.  Mais  aussi  à  s’interroger  car  c’est  là  le  signe  de  sa  liberté  … et  de  la  mienne.

FRANCE DO artiste peintre  graveur    –   2011

Ça bouge, ça ondule, ça danse, ça vibre ! Au-delà de ce mouvement, de cette force vive, ce qui attire d’emblée le regard dans la peinture de Aube, c’est la couleur. Sa palette est riche, les couleurs vives et franches nous attrapent par les yeux et ne nous lâchent plus.   Aube n’a peur de rien, elle ose. Ses envies, ses sentiments, ses joies, ou sa révolte sont là, qu’elle nous communique du bout de ses pinceaux.  

Son univers est à la fois poétique, singulier et fantaisiste. Mais pas seulement….  Les femmes que peint Aube sont mystérieuses. Elles ont parfois dans le regard une profonde mélancolie. Elles ont une histoire que ne nous raconte pas le tableau. Le tour de force de l’artiste réside dans la suggestion. Il nous appartient de tirer sur le fil et de tricoter notre propre fantasmagorie. C’est dans cet intervalle-là, précisément, quel que soit le sujet de la peinture, que le peintre et le regardeur se rejoignent.

Ce que je vois dans la peinture de Aube, au-delà des qualités picturales, c’est un chemin de vie associé à une grande liberté qui n’a pas fini de nous surprendre par sa force d’expression.                                                                                                                                                                                       

Jocelyne PIVETTE       (7 décembre 2012)

 Qui décide du chemin ?

 Dès l’abord… c’est un jaillissement, qui donne envie de croquer la vie et nous entraîne dans la ronde des mondes qu’Aube fait surgir, mystérieux…étranges…et pourtant tellement familiers !

Sans rupture, Aube nous guide dans des espaces qu’elle modèle, par le rythme et la puissance de ses couleurs ; elle nous place dans la vision d’un univers en constante mutation, un temps en devenir, où se dévoilent des instants fugaces, saillants, sans nostalgie de mémoire, mais se saisissant d’un rythme, d’une parole muette… 

Expérience vécue ou rêvée ? Reflet d’un itinéraire personnel … le sien ? le nôtre ?C’est un va-et-vient : un mouvement incessant du souffle, venu des profondeurs onduler la terre et s’élançant vers un ciel devenu accessible, offert à la ronde des poissons, aux arbres libres. Un juste équilibre entre l’épanouissement des couleurs-germes de tous nos rêves et la puissance du trait, ligne de force du chemin qui se trace.

Mais…Qui décide du chemin ? Qui met en désir de partance l’enfant jongleur, le passeur, la femme au regard qui écoute, le chat vert ? Vers quelle quête ? Vers quelles promesses ?

 Cheminer avec Aube, c’est prendre le risque de l’inattendu, voire de l’inespéré…Se mêler aux murmures, aux rires flamboyants, et s’émerveiller des imperfections d’un monde humain. Créer l’imminente rencontre, au-delà de l’espace. Céder à l’invisible appel qui invite, à chaque pas, à franchir les saisons, Explorer les possibles, et se découvrir multiple, dans son unité.

 Un défi ? Une forme de liberté ?

 Pierre BRUNELLIERE  artiste peintre    ( 8 avril 2011)

Le monde d’Aube Vrbica (prononcer verbitssa) est un curieux assemblage de pièces rapportées où la lumière se joue des codes et où la fantaisie fait bisque rage avec la gravité sous-jacente. Quand on passe devant, on pense à son décor de salon où aux dessins de son enfance en maternelle. Quand on entre dedans, c’est le choc des rêves, des cultures et des styles. C’est le transport assuré vers une autre planète, genre le petit prince, mais côté Adriatique où sont logées ses racines. Aube peint comme elle respire… vivre à pleins poumons ses traversées, ses rebellions, ses enfouissements, ses éclatements et ses réassurances. Ses ateliers solitaires ou d’expression à ]L’intervalle[ produisent des scènes rocambolesques d’une course éperdue vers des ciels à l’envers où l’océan côtoie la savane en zone urbaine. La chanson de ses couleurs étoilées racontent des histoires folles de journées à attraper des oiseaux et à apprivoiser des arbres: bouches-cœurs écarlates, yeux-mains-poissons, sexes-tapisseries-étendues à l’horizon. Je cours. Je cours. Dans cette quête effrénée sa « boussole c’est le coeur, le ciel couvert de points d’interrogation géants/ On sait tous qu’il n’y a pas de réponse/ Pourtant on prend dl’élan » (Chacun sa quête – Grand corps malade). Ici, ses mythiques-nuages attisent le feu de ses envies et renversent le poids des fatalités. Bras tendus. Hardi les gars. Aube commence le jour de ses empreintes mastodontes et délicates. Elle est le rassurant baobab du village angevin.

 

§ Une réponse à Textes sur ma peinture…

  • zimer dit :

    bravo pour cet élogieux témoignage de France Do elle a raison ta peinture est gaie ,joyeuse et vivante tu mérites ces compliments j’attends de voir EU a Bures dans 8 jours pour te dire mes impressions je t embrasse et bravo pour cette fantaisie rafraichissante marie anne zimer

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s